Solo Show – De l’exil à l’asile | Hope Mokded
Dates : du 10 avril au 3 mai 2026
Vernissage : 10 avril
Lieu : Atelier Galerie des 26 Chaises, 47 rue Polonceau, 75018 Paris
Hope Mokded présente De l’exil à l’asile, une exposition née d’une expérience intime d’effondrement et de reconstruction, devenue un processus de création quotidien.
À travers des dessins et des peintures, l’artiste donne forme aux fragilités invisibles et aux violences silencieuses liées à l’exil et aux contraintes administratives. Son travail explore la vulnérabilité non comme une faiblesse, mais comme une puissance créatrice et un espace de réappropriation de soi. Les œuvres tissent un récit du corps et de l’identité, en résonance avec les trajectoires de femmes migrantes confrontées à des systèmes oppressifs.
De l’exil à l’asile prend racine dans une expérience profondément personnelle : une hospitalisation survenue après un effondrement provoqué par l’épuisement et les contraintes administratives liées au renouvellement d’un titre de séjour.
Durant cette période de grande fragilité, Hope Mokded initie un processus de création introspectif. À l’aide de matériaux modestes — carnet de 15 x 15 cm, restes de pastels, crayons cassés, stylos secs — elle développe une pratique quotidienne du dessin. Chaque matin, un geste simple devient une manière de transformer la vulnérabilité en trace tangible.
Ce travail ne relève pas de la plainte, mais d’un cri contenu, d’une nécessité de rendre visible ce qui reste souvent tu : les violences silencieuses, les fragilités intimes, et les mécanismes invisibles de domination. L’acte de création devient alors un espace de reprise de contrôle et de reconstruction.
L’exposition affirme la force de la vulnérabilité. Elle montre que la fragilité n’est pas un échec, mais une énergie créatrice capable de nourrir l’art et la pensée.
Le parcours migratoire des femmes évoqué ici est présenté comme un choix de dignité et de survie. L’exil devient transformation, réinvention de soi face aux fractures imposées par l’expérience migratoire et les systèmes administratifs.
La démarche de Hope Mokded s’inscrit dans une histoire artistique où l’intime, la mémoire et la fragilité deviennent matière de création. Des figures comme Louise Bourgeois, Chantal Akerman ou Agnès Varda résonnent en filigrane dans cette exploration des liens entre corps, mémoire, archives et identité.
Les œuvres réunies composent un récit visuel : celui du corps, de la résistance et de la reconstruction. Elles dépassent l’expérience individuelle pour toucher à des réalités collectives, notamment celles des femmes migrantes confrontées à des systèmes oppressifs.
Sans pathos ni victimisation, Hope Mokded propose une œuvre sincère et engagée, où la vulnérabilité devient langage artistique et acte de résistance.
