|
JOÃO VILHENA
PLUTÔT COMME UN SOUPÇON QUE COMME
UNE CERTITUDE
DOROTA
BUCZKOWSKA & FABIEN GRANET
DU 17 MAI AU 16 JUIN 2012
VERNISSAGE VENDREDI 18 MAI DE 18 À
22 H
DANS LE
CADRE DU PRINTEMPS DE L’ART CONTEMPORAIN
Ouvert mercredi/jeudi/vendredi de 14 à 19h et sur rendez-vous
Ouverture exceptionnelle samedi 19 mai 2012
Le secret
se trouvera au coeur de la programmation de la galerie pour ce quatrième
Printemps de l’Art
Contemporain
à Marseille placé “Sous le sable”. Le secret comme moteur de création, voire
même comme contrainte artistique est développé ici par João Vilhena. Un secret
qui, par moment, peut sembler être une petite conspiration tant l'artiste a pu
s’interroger à son sujet.
En effet,
“Plutôt comme un soupçon que comme une certitude” sera l’occasion pour João
Vilhena,
Dorota
Buczkowska et Fabien Granet de collaborer ensemble d'une façon bien
particulière. João Vilhena a engagé, avec les deux protagonistes précédemment
cités, une correspondance composée de dessins sur carte postale selon le
principe du cadavre exquis. Chacun dessine à son tour sur une moitié de carte postale,
puis cache cette même moitié et l’envoie à son correspondant. Ayant accepté le
principe d'une contrainte inconnue à l'oeuvre dans cette correspondance, les
deux invités, Dorota Buczkowska et Fabien
Granet,
pensent être les seuls correspondants de João Vilhena. Ce dernier, lorsqu'il
reçoit une carte de l'un des correspondants, peut aussi bien répondre en
dessinant sur la moitié non recouverte, comme il peut la faire suivre à l'autre
correspondant lui laissant le soin de répondre. Un nouveau duo voit donc le
jour. De cet exercice naîtra une pratique originale, triangulaire, qui
interrogera autant la question de la paternité de l'oeuvre que celle des
principes et conditions de la création artistique. Dorota Buczkowska et Fabien
Granet dessineraient-ils de la même manière s'ils savaient qu’ils ne
s’adressent pas à João Vilhena ? Ces cartes postales, qui font suite aux “Vues
hystéréoscopiques” de 2010/2011 de João Vilhena, seront ensuite mise en scène
ensemble par les trois artistes.
Cette
oeuvre se nommera “Ecart postale”, écart étant l'anagramme de Carte. Un nom
comme un clin d’oeil à Derrida et à son ouvrage “La carte postale de Socrate à
Freud et au-delà”. Derrida fera par ailleurs un parallèle entre la philosophie
et la carte postale en affirmant que la philosophie est comme une carte postale,
qu’on écrit dans l’intention qu’elle arrive à destination mais qui, en réalité,
n’arrive pas. La carte qui arrive à destination épuise sa fonction. Elle ne vit
que durant son trajet, parfois compliqué. Aussi une philosophie qui atteindrait
sa destination se pétrifierait et cesserait d’être philosophie : elle doit
demeurer on the road ou en vol, rester entre les destinations, toujours
susceptible d’être réexpédiée ailleurs. Les cartes postales que vont s’échanger
João Vilhena, Dorota Buczkowska et Fabien Granet resteront on the road ou en
vol de par leur “seconde vie” à travers de cette oeuvre nouvelle. Détournée de
la fonction de correspondance, elles deviennent oeuvre et continueront ainsi à
communiquer au visiteur un message qu’il interprétera à sa guise sans pour
autant tenir des comptes des relations entre les auteurs d’”Ecart postale”, voire
même sans tenir compte de la paternité de tel ou tel fragment de l’oeuvre.
Parallèlement
à la mise en place de cette oeuvre “participative”, João Vilhena présentera
également de nouveaux grands formats dans la veine des grands formats présentés
à l’automne à la Galerie Alberta Pane à Paris ainsi qu'une sélection de
dessins, anciens et nouveaux.
Infos :
SAFFIR,
galerie nomade, en résidence au sein de LA RUCHE 18 Boulevard Leccia 13003
Marseille
www.saffirgalerienomade.com
Contact :
Lydie Marchi . 06 03 40 76 92 .
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Appartient
au réseau Marseille expos : www.marseilleexpos.com
|