Dans l'art contemporain aussi, la Chine veut conquérir le monde. Deux cents personnes travaillent chaque jour pour le maître et artiste Zhang Huan, passé des performances chocs aux installations monumentales. Le prochain Beuys sera peut-être chinois. Rencontre.
Ses photos font la une des magazines, comme les scandales qu’elles provoquent parfois. Bettina Rheims expose du 8 avril au 11 juillet 2010 à la BnF sa série Rose, c’est Paris, un « grand serial mystérieux » où sont tour à tour convoquées les figures de Duchamp, alias Rrose Sélavy, Fantômas, Breton, Dali, Maurice Rheims et d’autres. La photographe revient sur la genèse d’un projet pharaonique tout en dévoilant quelques-unes des clés de la méthode Bettina Rheims.
Chaque semaine, un certain nombre de documents d’archives – une quinzaine par semaine – issus de cinq fonds d’archives du Musée Solomon R. Guggenheim seront disponibles en ligne sur le site Guggenheim.org.
Depuis septembre 2009, le personnel du service des archives du musée a examiné tous les dossiers des trois premiers administrateurs du musée comprenant les comptes rendus complets des expositions de 1939 à 1987 et toutes les bobines de bandes audio des conférences et colloques qui se sont tenues au musée de 1952 à 1990.
C'est un requin. Les dents de la mer version "marché de l'art". Damien Hirst, l'ex-enfant pauvre de Leeds, 44 ans, lunettes bleues, petite bouche volontaire et bagues têtes de mort à tous les doigts, expose 60 oeuvres sur le Rocher, dans un magnifique écrin, le musée océanographique de Monaco*. Le requin, c'est aussi son oeuvre la plus célèbre, une véritable créature aquatique immortalisée dans le formol d'un aquarium géant. 12 millions de dollars ont été payés par le financier américain Steven Cohen pour en être le propriétaire. Un autre de ces poissons prédateurs, 33 tonnes et 5 mètres de long, aquarium compris, a justifié la consolidation des sols du musée océanographique.
L'art contemporain n'a d'actuel que son nom. La période qui s'étend des années 1970 à nos jours ne poursuit pas la révolution du langage artistique initiée avec le modernisme, mais au contraire renoue avec le paradigme classique de l'art. Alors que la modernité artistique se dégageait de la représentation et visait la production d'un sens interne, immanent à ses matériaux, l'art contemporain, par ses dispositifs discursifs, renoue avec un sens extérieur, qui transcende la matérialité de l'œuvre. Et, c'est dans cette régression même qu'il produit du nouveau.
(Article écrit par Sarah Ihler-Meyer pour Paris-Art)
Un stand vide a frappé les esprits à la Foire d'art de Miami, début décembre 2009. L'occupant aurait eu des problèmes de transport. Officieusement, la galerie Christian Haye, qui se trouve sur la 57e Rue à Manhattan, avait fait brutalement banqueroute. Une preuve, parmi d'autres, que les marchands qui ont pignon sur rue dans la capitale mondiale de l'art contemporain sont frappés par la crise.
Pourquoi l'art contemporain est-il élitiste? D'abord parce qu'étant, pour le moins, d'une qualité variable, il a besoin, pour prospérer, d'en appeler à l'idée reçue que ce qui est inaccessible est nécessairement génial. Comment vendrait-on des rectangles marron sur carrés gris, une pastèque sur un piédestal (Fiac 2009) et d'autres produits dont le minimalisme recouvre souvent la vacuité, sans parier sur le snobisme d'un spectateur qui, flatté d'en pressentir l'audace et le sens caché, excommunie les sceptiques comme un troupeau de réactionnaires, de grincheux et d'imbéciles?
À l’heure où l’on cherche à la classer au patrimoine mondial de l’Unesco, la gastronomie s’affranchit des codes académiques en flirtant ouvertement avec l’art contemporain. Et vice versa.
Gastronomie et art contemporain ? Le sujet est d’actualité. La preuve, le Slick 2009, le off de la Fiac, qui vient de s’achever, organisait cette année une rencontre-débat sur les relations entre les deux univers. Certes, les liens entre art et alimentation ont toujours existé. Mais, fait nouveau, la nourriture n’est plus seulement un sujet de représentation. Triturée, détournée, elle devient un matériau à part entière et nous interroge sur notre rapport à la société de consommation. Une évolution logique quand on sait avec quelle insistance la gastronomie actuelle cherche à s’affranchir des codes étriqués de la haute cuisine.
Entre design et peinture, les vitrines des galeries offrent mille visages et leurs accrochages témoignent d'une vitalité singulière. À l'occasion de la Fiac (du 22 au 25 octobre), pleine de promesses pour les acteurs de la scène artistique, le « Figaroscope » inaugure ici son baromètre annuel des galeries d'art qui donnent le ton sur les deux rives.
La FIAC est la foire d'art contemporain la plus chère au monde. Elle représente donc un investissement conséquent dans le budget d'une galerie. Chaque mètre carré au Grand Palais (qui accueille les galeries établies) se négocie à 440 euros, contre 370 euros à Art Basel, quand la Cour carrée du Louvre (qui accueille les jeunes galeries) réclame 310 euros.