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L'art contemporain n'a d'actuel que son nom. La période qui s'étend des années 1970 à nos jours ne poursuit pas la révolution du langage artistique initiée avec le modernisme, mais au contraire renoue avec le paradigme classique de l'art. Alors que la modernité artistique se dégageait de la représentation et visait la production d'un sens interne, immanent à ses matériaux, l'art contemporain, par ses dispositifs discursifs, renoue avec un sens extérieur, qui transcende la matérialité de l'œuvre. Et, c'est dans cette régression même qu'il produit du nouveau.
(Article écrit par Sarah Ihler-Meyer pour Paris-Art)
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Un stand vide a frappé les esprits à la Foire d'art de Miami, début décembre 2009. L'occupant aurait eu des problèmes de transport. Officieusement, la galerie Christian Haye, qui se trouve sur la 57e Rue à Manhattan, avait fait brutalement banqueroute. Une preuve, parmi d'autres, que les marchands qui ont pignon sur rue dans la capitale mondiale de l'art contemporain sont frappés par la crise.
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Pourquoi l'art contemporain est-il élitiste? D'abord parce qu'étant, pour le moins, d'une qualité variable, il a besoin, pour prospérer, d'en appeler à l'idée reçue que ce qui est inaccessible est nécessairement génial. Comment vendrait-on des rectangles marron sur carrés gris, une pastèque sur un piédestal (Fiac 2009) et d'autres produits dont le minimalisme recouvre souvent la vacuité, sans parier sur le snobisme d'un spectateur qui, flatté d'en pressentir l'audace et le sens caché, excommunie les sceptiques comme un troupeau de réactionnaires, de grincheux et d'imbéciles?
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Par Alexandra Michot
À l’heure où l’on cherche à la classer au patrimoine mondial de l’Unesco, la gastronomie s’affranchit des codes académiques en flirtant ouvertement avec l’art contemporain. Et vice versa.
Gastronomie et art contemporain ? Le sujet est d’actualité. La preuve, le Slick 2009, le off de la Fiac, qui vient de s’achever, organisait cette année une rencontre-débat sur les relations entre les deux univers. Certes, les liens entre art et alimentation ont toujours existé. Mais, fait nouveau, la nourriture n’est plus seulement un sujet de représentation. Triturée, détournée, elle devient un matériau à part entière et nous interroge sur notre rapport à la société de consommation. Une évolution logique quand on sait avec quelle insistance la gastronomie actuelle cherche à s’affranchir des codes étriqués de la haute cuisine.
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Entre design et peinture, les vitrines des galeries offrent mille visages et leurs accrochages témoignent d'une vitalité singulière. À l'occasion de la Fiac (du 22 au 25 octobre), pleine de promesses pour les acteurs de la scène artistique, le « Figaroscope » inaugure ici son baromètre annuel des galeries d'art qui donnent le ton sur les deux rives.
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La FIAC est la foire d'art contemporain la plus chère au monde. Elle représente donc un investissement conséquent dans le budget d'une galerie. Chaque mètre carré au Grand Palais (qui accueille les galeries établies) se négocie à 440 euros, contre 370 euros à Art Basel, quand la Cour carrée du Louvre (qui accueille les jeunes galeries) réclame 310 euros.
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Une usine désaffectée, des conservatrices à la recherche de locaux déserts, des collectionneurs désargentés: la crise donne parfois des ailes à l'art, comme en témoigne "Invisible Dog", un centre artistique qui vient d'ouvrir ses portes à New York. Plus de 2.500 personnes se pressaient début octobre à Brooklyn (sud-est de New York) à l'inauguration de ce lieu de 1.400 m2, installé dans un bâtiment industriel.
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Plusieurs galeries éphémères et temporaires s’ouvrent à Londres dans des quartiers prestigieux en lieu et place de bureaux et commerces inoccupés.
Le phénomène des « pop-up galleries » (en référence à la vitesse et l’éphémère de ces lieux ) gagne les quartiers huppés de Londres. A l’image des Queen’s Elm Artists, un collectif d’artistes non représentés qui occupent désormais une adresse prestigieuse sur Fulham Road dans le quartier de Chelsea.
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En cette soirée de début juillet 1987, les 3 000 personnes assises dans le Théâtre antique d'Arles ont le bonheur ou l'effroi - c'est selon - de découvrir, sur grand écran, une projection de photos avec musique comme ils n'en ont jamais vu. Le titre intrigue : The Ballad of Sexual Dependency. La ballade de la dépendance sexuelle.
Son auteur a pour nom Nan Goldin, ce qui ne dit pas grand-chose au public. C'est la première fois que cette Américaine qui a alors 35 ans montre ses photos en France. Sa projection, elle la trimballe avec elle depuis 1978, dans les bars enfumés, les cinémas minables, des lieux alternatifs de New York.
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Ci-après un lien pour lire un entretien entre Claude Mollard et Pierre Souchaud. « à propos de quelques propositions de réformes structurelles, pour que l’appareil étatique de l’art contemporain ne soit plus livré à lui-même ». |
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