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Mon travail ? Je souhaite en tout cas qu'il soit doucement inquiétant et gentiment ironique. Qu'il provoque, qu'il évoque, qu'il équivoque. Il serait l'expression d'une vie onirique. Je développe un travail axé sur la confrontation du rêve et du réel. On transporte du matériel psychique entre le rêve et la réalité, je voudrais transporter du matériel physique. Je cherche des endroits et des figures qui s’adressent au subconscient de chacun. Dans les rêves tout paraît étrange même les sensations de bien être, de jouissance ne parlons pas des situations absurdes et désagréables, ce que je veux ramener c'est précisément cette étrangeté. Formellement tout sujet (qu'il soit amoureux, politique, social, scientifique...) peut être traité par le biais de cette focale ensuite et selon le sujet je le formalise dans le dessin la vidéo la peinture, la création d’environnements… Dans la peinture je définirais mon travail à mi-chemin entre un surréalisme sous-jacent et un pop urbain qui n'oubli pas de jouer avec les conventions graphiques actuelles (fort contraste, 16/9ème, plans cinématographiques, lignes simples, effet de vectorisation...). Je développe donc un travail axé sur la confrontation du rêve et du réel, l'irruption de l'un dans l'autre. L'imaginaire venant au secours d'une réalité un peut trop crue et un monde onirique se nourrissant de cette même cruauté. (La transfiguration du banal). Il y a des situations de la vie où les évènements glissent imperceptiblement pour nous mener vers une sorte de situation fantasmagorique, parrallèlement les rêves peuvent glisser vers un réalisme ennuyeux (passer une nuit à calculer une feuille d'imposition...) L'enivrante douceur d'une inquiétante étrangeté. J'aimerais visiter le rêve d'un autre. Je tends par là à inviter le visiteur dans ce qui pourrait être le mien. Des référents ? Il y a des courants auxquels je suis plus sensible que d'autres mais grossièrement je suis un enfant de l'art moderne et contemporain, plus sensible à une "Roue de bicyclette", qu'à un "Tournesol". Néanmoins je ne néglige pas l'histoire de toutes les époques, se trouver devant un "Boeuf écorché" ou "Olympia" ne laisse jamais de marbre. Je ne considère pas les propositions artistiques contemporaines comme bien ou mal (l’art pour l’art, l’art élitiste…), certaine œuvres sont plus accessibles que d’autres au grand public l’œuvre appartient à qui veut se l’approprier et on ne reproche pas à un mathématicien de générer des équations obscures pour le commun des mortels. Dans ce sens il y a des artistes qui m’ont aidé à me libérer, je pense à des Maurizio Cattelan, des Ilya Kabakov, Frédéric CLAVÈRE, Gilles Barbier, Virginie Barré… Les oeuvres de Thomas Tibouville sont disponibles sur Cça ou Rien... galerie et NT Galerie Télécharger son book (PDF - 1Mo)
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